Une nouvelle année en équilibre

Par défaut

equilibre

Amorcer une nouvelle année en effectuant un bilan de la dernière et en se fixant quelques objectifs réalistes pour renforcer l’équilibre de la prochaine … une pratique gagnante!

C’est évident, on ne contrôle jamais 100% des événements qui surviennent au cours d’une vie. Une rupture amoureuse, la perte d’un emploi, l’annonce d’une maladie …  mais aussi l’obtention d’une promotion, l’arrivée de triplets, l’annonce de la rémission d’un cancer, un coup de foudre, un gain à la loterie, le retour d’un ami perdu de vue depuis 20 ans … ce sont tous des événements susceptibles d’affecter notre équilibre de vie.

Prendre un moment pour faire le bilan en début d’année permet de se donner une meilleure perspective sur les secteurs de vie en équilibre (ou en développement) et ceux étant un peu plus fragiles. Plus l’équilibre est stable et « conscient », plus il devient facile de faire face aux aléas de la vie.

En contrepartie, plus l’équilibre est précaire et « inconscient », plus il y aura de chances qu’un petit événement vienne grandement perturber l’équilibre, d’où l’intérêt de faire un bilan tout simple pour commencer l’année du bon pied.

Première étape:

Évaluer son équilibre en fonction des cinq secteurs de vie suivants en évaluant si le secteur est en survie, en équilibre ou en développement.

Les cinq secteurs de vie:

La vie professionnelle comprend le travail et les études. Le développement professionnel (formation en cours d’emploi) en fait également partie. Si vous avez un deuxième travail, il faut l’inclure dans ce secteur.


La vie intime couvre ce qui a trait à la relation avec soi, au couple et à la vie amoureuse. Dans ce secteur, on inclut également la sexualité et la spiritualité. Notre vie intime comprend aussi les rapports avec les enfants, les nôtres et/ou ceux de la famille reconstituée.


La vie financière et matérielle comprend les revenus ainsi que les possessions matérielles de toutes sortes.


La santé et les loisirs comprennent la forme physique en général, la pratique des sports, les moyens de détente et de repos. Les activités culturelles, les activités physiques, l’alimentation et les voyages sont inclus dans ce secteur.


La vie sociale a trait aux amis, aux collègues, à la famille élargie et à la communauté.

 

Apprécier l’équilibre – quelques exemples:

Survie

Ce secteur de vie est fragilisé par des événements hors de mon contrôle, parce que je suis débordé ou parce que j’ai sous-investi mon énergie dans ce secteur depuis quelque temps.


Équilibre

Je sens que ce secteur de vie est actuellement en équilibre et je suis satisfait de l’investissement de temps que je peux y consacrer.


Développement

J’ai choisi d’investir plus d’énergie, de temps et d’attention dans ce secteur de vie : Retour aux études à temps partiel, nouveau conjoint, arrivé d’un bébé, préparation pour un demi-marathon, je viens d’acquérir un quadruplex, je veux consacrer du temps à une bonne amie qui vient de perdre son conjoint  … bref, je suis en développement dans ce secteur!


 

Plus le nombre de secteurs de vie affectés par un changement est grand, plus celui-ci est délicat.

Vous constaterez, par exemple, que les heures supplémentaires que vous investissez dans vos dossiers professionnels suite à une promotion peuvent réduire le temps consacré à votre vie intime, votre vie sociale, et le temps que vous preniez pour votre santé et vos loisirs. Quatre secteurs de vie sur cinq peuvent donc être affectés par vos nouvelles responsabilités.

 

Lorsque le changement affecte un ou plusieurs secteurs de vie de personnes significatives autour de la personne en situation de changement, la situation est plus délicate.

Le fait d’être possiblement moins présent à la maison peut affecter les enfants, votre conjoint(e) ou d’autres personnes significatives de votre entourage qui verront possiblement leur propre équilibre entre leurs secteurs de vie également affectés.

 

Un changement met la lumière sur les secteurs de vie qui sont déjà en survie pour la personne en situation de changement.

Vous étiez déjà peu disponible pour vos amis avant votre promotion parce que votre petit dernier n’a que deux ans? Votre conjoint(e) a obtenu, en même temps que vous, un nouveau poste et est moins disponible également? Vous siégiez bénévolement au sein d’un conseil d’administration où on compte énormément sur vous pour plusieurs dossiers? La santé d’un parent proche vous inquiète et vous manquez de sommeil? Plusieurs aspects de votre vie peuvent, à divers moments, être fragilisés par des évènements hors de votre contrôle ou dont vous êtes ultimement responsable. Avant votre promotion, vous y arriviez. Mais qu’en est-il réellement maintenant?

À partir de ces quelques principes, nous vous invitons à vous accorder quelques heures de réflexion pour compléter votre bilan personnel.

 

Seconde étape:

Fixez-vous un ou deux objectifs réalistes à atteindre pour améliorer ou maintenir votre équilibre dans un secteur de vie au cours des prochains mois. Idéalement, vous devriez formuler vos objectifs de façon SMART pour pouvoir en apprécier l’atteinte lorsque vous réviserez votre bilan dans le futur.

S – Spécifique – l’objectif devrait porter sur un aspect unique à travailler.

M – Mesurable – ex : voir ma meilleure amie au moins 4 fois au cours de la prochaine année.

A – Atteignable – Perdre 90 livres en 6 mois = pas tout à fait atteignable!

R – Réaliste – Un marathon en juin, avec 3 jeunes enfants à la maison et votre nouvel emploi … est-ce  réaliste ou une réalité de superhéros?

T – Temporel – Qui intègre une notion de temps; d’ici 6 mois par exemple.

 

Sur ce, bonne réflexion et surtout … bonne nouvelle année!

Publicités

La crédibilité de Volkswagen

Par défaut

2000px-Volkswagen_logo_2012.svg

 

J’aime ma Jetta parce qu’elle est sécuritaire, fiable (oui, oui, malgré les commentaires des gens qui vivent dans le passé) et qu’elle me permettait de contribuer à mes déplacements automobiles en minimisant ma consommation de carburant et mon emprunte environnementale. J’ai bien dit me permettait! Ma confiance a été trahie, de même que celle de 11 millions de propriétaires de véhicules Volkswagen à travers le monde, avec ce nouveau scandale du Diesel Gate.

Quelle triste dégringolade, que celle du constructeur automobile Volkswagen, qui venait tout juste de ravir le premier rang mondial des ventes de véhicules neufs.

René Desharnais, auteur du livre Tout est une question de crédibilité, rappelle que le dictionnaire  Le Petit Robert définit la crédibilité en ces termes:

Crédibilité: n.f. – 1651; lat. credibilitas, de credere « croire ». Ce qui fait qu’une personne, une chose mérite d’être crue. La crédibilité de quelqu’un.

Le Larousse pour sa part, parle de « la considération, de l’estime dont jouit une personne ou son oeuvre du fait qu’elle paraît digne de confiance ».

Toujours dans Le Petit Robert, l’une des acceptions du mot « crédit » est: « Influence dont jouit une personne ou une chose auprès de quelqu’un, par la confiance qu’elle inspire. »

Quant au mot « confiance », tous les dictionnaires s’accordent pour dire qu’il s’agit d’un « sentiment de sécurité à l’égard de quelqu’un ou de quelque chose, un sentiment qui se traduit par le niveau de risque que l’on est prêt à prendre avec une personne, un groupe ou une organisation pour la satisfaction de nos besoins ».

Ce qui est malheureux avec le scandale de Volkswagen, c’est que c’est précisément sur deux des plus importants critères de confiance des consommateurs que l’entreprise les a trompés: une voiture propre et une faible consommation de carburant.

Est-ce que Volkswagen pourra traverser la tempête … possiblement? Il n’y a tout de même eu aucun mort et la sécurité de ses voitures n’est aucunement en jeu.

Il y a cependant eu tricherie, et le PDG a rapidement reconnu qu’ils avaient eu une pratique inacceptable. Le conseil d’administration de l’entreprise a montré la porte à ce même PDG aujourd’hui. Mais il en faudra tout de même plus, aux yeux des consommateurs, pour que la confiance soit rétablie. Il sera fort intéressant de suivre l’évolution de la gestion de crise au cours des prochains jours.

Fait étonnant, mon concessionnaire Volkswagen ne fait mention d’absolument rien dans son infolettre du mois de septembre … envoyée aujourd’hui. Il est probablement dépassé par l’ampleur des événements (et assurément victime également de la situation … je ne voudrais pas avoir leurs chiffres d’affaires des prochains mois). Il n’y est certainement strictement pour rien non plus dans la crise actuelle, mais tous les gestes posés, ou non, par des représentants de l’entreprise au cours des prochaines semaines seront interprétés plus ou moins favorablement par les consommateurs.

Dans le cas présent, faire comme si de rien n’était, n’a rien pour renforcer la confiance et la crédibilité accordé à l’entreprise par les propriétaires de véhicules Volkswagen.

La majorité des consommateurs s’attendent à ce que l’entreprise fasse mieux … et vite!

Pour en savoir plus sur la gestion de la crédibilité, je recommande fortement la lecture de:

Desharnais, R. (2010). Tout est une question de crédibilité, un mode d’emploi pour tous, Les Éditeurs Réunis.

Une toute nouvelle formation en ligne, à laquelle j’ai eu le plaisir de contribuer avec 5 autres collègues, est disponible depuis hier et permet de faire un tour d’horizon sur la gestion de la crédibilité professionnelle, pour un individu, pour un groupe ou pour une entreprise.

http://www.portailrh.org/DP/FichePSIM-credibilite-LANCEMENT.aspx?f=106620

Nous y rappelons notamment deux catastrophes vécues par d’autres entreprises: le cas de Maple Leaf qui a connu une crise majeure (avec de malheureux décès), gérée habilement par son PDG de l’époque, avec des conséquences quasi nulles à long terme sur sa crédibilité, de même que celui, plus récent, de la MMA lors de la tragédie du Lac Mégantic. Une gestion de crise déficiente avec des conséquences majeures sur la crédibilité de toute l’organisation.

La crédibilité, pour une entreprise en turbulence, ça se gère, dans la mesure où les choses sont d’abord prises très au sérieux et que le nécessaire est fait pour regagner la confiance des consommateurs!

La tactique de la crevette

Par défaut

crevette

Traitez moi de vieux jeu, si vous le voulez, mais s’il y a une chose que je ne peux pas tolérer, c’est d’entendre ma belle grande adolescente dire « genre » à toutes les deux phrases, « genre ». J’avais réussi à garder un certain contrôle sur le phénomène, jusqu’à la dernière rentrée scolaire. Cette année … l’autorité parentale formelle ne suffisait plus à la tâche, ni l’admiration paternelle classique. C’était plus fort qu’elle, il fallait qu’il y ait des « genres » un peu partout pour qu’elle puisse se sentir pleinement adolescente … jusqu’à ce mémorable soir de la mi-septembre.

Au souper, après lui avoir fait remarquer 3 « genres » en moins de 5 minutes, j’ai pris les grands moyens! Je lui ai dit:  « je remarque, ma belle grande fille, que nous avons perdu le contrôle sur le « genre ». Que font les policiers lorsque les citoyens ne respectent pas les règles? Ils émettent des contraventions! » Alors je l’ai informée qu’il y aurait émission de contravention pour chaque « genre » qui serait prononcé en ma présence à compter de ce moment.

En belle adolescente qui se respecte, elle testa immédiatement la limite … « ah ouins, et quelle sera la contravention « genre »? » Elle s’attendait probablement à un classique … limitation du temps de ipod ou autre brillante idée parentale du genre. Mais non! Pas de chance pour elle, papa est parfois capable de faire usage de puissantes stratégies d’influence!

Ayant d’abord tenté l’appel à la logique sans résultat, « genre »: « as tu déjà vu un lecteur de nouvelle ou un juge dire « genre » à tous les trois mots? », puis l’appel aux émotions, également sans succès, « genre »: « Papa trouve ça triste de voir sa grande fille se comporter comme une ado « yo, ding dong, genre »! » … je n’ai pas eu d’autres choix que de passer à une tactique d’influence plus forte qu’on nomme l’appel à la coalition. Cette stratégie consiste à faire un avec un puissant allié (d’où le nom de coalition) pour réussir à influencer! Ma puissante nouvelle alliée: la crevette! Ma fille a horreur des crevettes. La nouvelle contravention fut donc la suivante (et c’est même excellent pour la santé)  … pour chaque « genre » prononcé sous notre toit, une crevette allait automatiquement être au menu du repas suivant.  Puis-je vous dire que depuis 18h00, le 17 septembre 2014 … mes oreilles de papa – un brin intransigeant – ne subissent plus l’assaut des 50 « genres » à l’heure! Dans le pire des scénarios pour ma fille, nous aurions pu nous régaler de délicieuses pâtes aux crevettes au prochain souper de famille. La seule chose qui aurait possiblement été bizarre, « genre », aurait été de devoir manger une crevette au déjeuner sur une rôtie au Nutella! Curieux … mais ça ne s’est finalement jamais produit! Depuis ce temps, il n’y a eu que 4 petites crevettes au menu … un succès monstre!

Dans le cadre de mes activités professionnelles, il m’arrive de partager certaines techniques d’influence en milieu de travail avec des conseillers ou des gestionnaires … mais ces mêmes tactiques peuvent s’avérer fort utiles dans l’éducation de ma grande ado que j’aime tant! 🙂

Note 1: Les tactiques d’influence, utilisées noblement dans cet exemple, ont été influencées et décrites plus en détail dans un contexte de leadership par Gary Yukl dans Influence Tactics and Objectives in Upward, Downward and Lateral, Journal of Applied Psychology, 1990, Vol 75, no2, 132-140.

Note 2: J’aurais bien aimé vous écrire qu’aucune crevette n’a été maltraitée durant l’année de rédaction de ce billet … mais ce ne fut malheureusement pas le cas … quatre d’entre elles ont fini leur existence dans l’estomac de ma belle grande ado … qui commence à prendre goût aux crevettes en prime!


L’art du feedback (ou de la rétroaction)

Image

Feedback 2

Confortablement installé dans un café, essayant de me concentrer à rédiger mon prochain billet, impossible de m’empêcher d’entendre la discussion, assez animée, entre deux personnes à la table d’à côté: « À chaque fois, c’est la même chose » dit l’un d’eux.  » On dirait que tu fais exprès! Tu devrais t’y prendre comme ça à l’avenir … « .

Je prends une gorgée de café et je lève les yeux. Près du foyer, un papa a l’air énervé par le comportement de sa charmante fillette d’âge préscolaire qui prend tout son temps pour enfiler ses bottes, qu’elle n’aurait pas dû enlever: « T’as encore fait fâcher papa! On n’a pas de temps à perdre Juliette (un nom fictif que j’aime tellement), peux-tu te dé-pê-cher? »

Cette manière, souvent bien intentionnée, mais ô combien maladroite, que nous avons, de donner de la rétroaction, blesse, culpabilise ou affecte les gens qui nous entourent, sans pour autant permettre d’obtenir un échange enrichissant menant à un changement de comportement ou à l’atteinte de résultats satisfaisants.

Dans ma pratique professionnelle, je rencontre régulièrement des gestionnaires qui, mal à l’aise de donner une rétroaction délicate, préfèrent l’éviter et se privent du puissant pouvoir d’un feedback réalisé selon les règles de l’art.

  • Un collaborateur qui arrive constamment en retard.
  • Une adjointe qui ne respecte pas certains délais.
  • Un employé travaillant dans un espace à aire ouverte qui néglige son hygiène personnelle ou qui se parfume à outrance.
  • Un représentant qui se comporte de façon beaucoup trop familière avec vos clients.
  • Une collaboratrice qui contamine négativement votre équipe par ses critiques constantes.
  • Un patron qui ne respecte pas ses engagements.

Il y a tant de situations où un feedback pourrait permettre une meilleure collaboration, une amélioration de la performance, un impact significatif sur le climat de travail, un gain de crédibilité individuel ou collectif, ou simplement une meilleure relation interpersonnelle, empreinte de respect mutuel.

Alors, comment vaincre l’inconfort? Comment offrir le feedback avec courage, en demeurant en contrôle? Voici une méthode précise, qui donne des résultats:

D’abord, rappelez-vous toujours l’équation suivante:  F ≤ R

Le feedback doit toujours être inférieur ou égal à la qualité de la relation que vous entretenez avec l’autre. Si votre relation est bonne, l’autre sera réceptif à votre rétroaction, même si cette dernière est importante. Par contre, si vous avez peu ou pas de relation avec l’autre, il vous faudra moduler avec attention votre rétroaction, si vous souhaitez qu’elle soit bien reçue.

 

Quelques règles à retenir:

1. Précisez votre intention

Votre intention doit toujours être noble! Si ce n’est pas le cas, continuez de chercher une intention positive avant d’offrir votre rétroaction. Voici quelques exemples d’intentions nobles:

  • sensibiliser à l’impact d’un comportement (les retards fréquents);
  • améliorer la relation avec les clients, ou les collègues;
  • améliorer le travail en équipe;

Il n’est pas toujours nécessaire de nommer l’intention, en autant qu’il soit clair que votre intention soit positive. Par contre, si vous n’avez pas une bonne relation avec l’autre à priori, nommer l’intention pourrait-être utile dès le début!

2. Rappelez quelques faits précis

Éviter, à ce stade, d’attaquer l’autre, mais concentrez-vous sur quelques comportements ou quelques faits. Par exemple:

Plutôt que de dire: « Tu es toujours en retard »; dites « Je remarque que tu es en retard de 15 minutes ce matin ».

Plutôt que de dire: « Tu manques de rigueur » dites: « J’ai noté 10 fautes d’orthographe dans ta dernière lettre ».

Intéressez-vous brièvement au point de vue de votre interlocuteur sur la situation.

3. Nommez quelques conséquences réelles découlant de ces faits

Vous pouvez également parfois inviter la personne à qui vous offrez le feedback à nommer elle-même quelques conséquences découlant de la situation.

Un collaborateur à la mauvaise hygiène corporelle se retrouvera isolé dans une équipe, pourra provoquer de l’inconfort autour de lui ou avec la clientèle par exemple.

4. Partagez comment vous vous sentez à propos de la situation.

Partager vos sentiments peut-être un puissant levier pour obtenir un changement souhaité. D’un point de vue neuroanatomique, ce sont des zones différentes du cerveau qui gèrent les informations rationnelles (les faits et les conséquences) et l’information affective (les sentiments). Pourquoi se priver d’un second levier de mobilisation?

Allez-y simplement et calmement en nommant votre émotion dominante, en partant de vous ou de la situation, et en évitant les accusations du type « Tu me fâches quand tu fais ça! ».

Dites plutôt:

Je suis fâché par cette situation …

Je suis inquiet ou préoccupé par …

Je suis triste de voir …

Je suis content de … (parce qu’un feedback peut aussi être positif!)

5. Rappelez un élément positif chez l’autre susceptible de lui permettre de répondre à votre demande

Il peut être utile de rappeler à l’autre un élément positif pertinent apprécié chez lui, susceptible de faire en sorte que son comportement change. Par exemple:  » Je sais que tu as le souci de bien servir nos clients », ou bien « Je sais que tu as à cœur d’entretenir de bonnes relations avec tes collègues ».

6. Formulez une demande courte, claire et précise

Il est essentiel de conclure votre entretien sur une demande claire et précise. Vous pouvez également demander à l’autre ce qu’il entend faire pour que la situation initiale ne se reproduise plus. C’est une approche que j’aime bien et qui fait appel à l’intelligence de l’autre. Néanmoins, mon expérience m’a démontré qu’il était toujours utile d’avoir en tête une demande clairement formulée … au cas où! Voici un exemple: « Je te demande de respecter, avec rigueur, la date limite de remise de ton rapport le jeudi à 16h30 au plus tard ».

Deux derniers détails:

Si votre feedback est délicat ou si vous n’avez pas une très grande relation à priori, prévoyez un filet de sécurité : Faites un suivi le lendemain pour vous assurer que votre relation est toujours bonne et que votre intention et votre demande ont été bien saisis. Il n’y a rien de pire que de faire un feedback délicat juste avant un long congé et que votre interlocuteur « marine » dans ses sentiments négatifs ou son incompréhension sans pouvoir rediscuter de la situation durant plusieurs jours!

Et combien de temps devrait durer l’interaction? L’intervention, doit être assez longue pour couvrir tout le sujet, mais assez courte pour attirer l’attention! 10 à 15 minutes en moyenne, tout au plus, pour être précis. Au-delà de ça; cela devient une conversation ou une séance de thérapie et tel n’est pas votre but!

Je vous souhaite bon feedback!

Mario Côté   mario.cote@gestionconseilmc.com   514-690-2341

Les plus futés d’entre vous auront reconnu certains parallèles entre la technique proposé et la communication non-violente proposé par Marshall Rosenberg. Pour pousser votre réflexion, voici deux liens intéressants à consulter:

http://www.passeportsante.net/fr/Therapies/Guide/Fiche.aspx?doc=communication_non_violente_th

 

Center for Nonviolent Communication
Site de l’organisation sans but lucratif qui gère la diffusion de la Communication non violente. Beaucoup d’information générale et listes des formateurs, des groupes de soutien, des formations, etc. à travers le monde. On peut aussi contacter les différents formateurs pour obtenir les coordonnées de groupes informels.
www.cnvc.org

 

 

Courriels efficaces

Par défaut

Courriel efficace

Les nouveaux moyens technologiques mis à notre disposition peuvent améliorer grandement notre efficacité au travail. Cependant, mal gérés, ils peuvent devenir, au contraire, source de frustrations et de pertes importantes de temps.

Dans votre équipe, en convenant collectivement de règles claires de fonctionnement, vous pourrez vous assurer de demeurer efficaces et heureux.

Voici donc quelques consignes, simples à suivre, pour gérer efficacement vos communications électroniques.

L’objet du courriel est essentiel :

  1. Indiquez le degré d’urgence: URGENT, SEMI-URGENT, Pour réponse avant (date) ou Pour information)
  2. Le sujet
  3. Les actions
  4. Les échéances

Plus votre objet est précis, plus vous aidez votre correspondant à prioriser adéquatement la lecture de votre message.

Traitez les messages de votre boîte de réception quotidiennement.

    1. Lire
    2. Supprimer
    3. Éviter les réponses inutiles
    4. Répondre aux courriels qui prennent moins de 1 minute
    5. Classer les courriels restants en 4 catégories:
  • Fin de journée
  • Fin de la semaine
  • Fin du mois
  • Pour référence future

Réservez-vous des blocs limités de temps à consacrer au traitement de vos courriels.

Cela force ainsi à se concentrer sur cette tâche efficacement (15 à 45 minutes). Ce qui n’est pas prioritaire est alors classé dans une des 4 catégories. Regrouper les tâches et leur traitement par lots est beaucoup plus efficace que de les faire au fur et à mesure qu’elles arrivent. Occupez-vous de vos courriels de une à trois fois par jour selon le volume. Choisissez un moment où les interruptions sont limitées. Planifiez également un moment de suivi quotidien en fin de journée, un hebdomadaire, et un mensuel, pour revoir les courriels classés.

Pour être un émetteur apprécié et efficace :

Utilisez aussi peu de mots que vous le pouvez.

  1. Une courte formule de politesse pour débuter … nous sommes tout de même des humains!
  2. Une dizaine de phrases courtes (8 à 9 mots) au maximum.
  3. Expliquer l’importance de votre message.
  4. Expliquez clairement vos attentes.
  5. Format puces plutôt que paragraphes.
  6. Respectez la règle des 3 C: court, clair et concis
  7. Si vous devez ajouter des liens pour informations supplémentaires, n’hésitez pas à la faire après votre signature, mais éviter les courriels-roman-fleuve-qui-n’en-finnissent-plus!

En entreprise, les courriels ne sont pas des lettres. Les gens ont peu de temps pour lire et comprendre ce que vous attendez d’eux. Ils prennent en moyenne de 3 à 5 secondes au maximum pour déterminer si c’est important et/ou urgent.

Évitez de mettre inutilement des gens en «cc» et «cci» pour réduire «l’infobésité»

Attachez, dès le début, les fichiers auquel vous allez référer dans le courriel, pour éviter le second courriel du type «oups! désolé … j’ai oublié d’attacher le fichier».

Si possible incérez le lien vers l’emplacement du fichier plutôt que de l’attacher au courriel.

Enfin, pensez à votre planète avant d’imprimer un courriel et vous embourber dans le papier.

Pris de panique?

Et si … au retour de quelques jours de congé, vous frôlez la crise cardiaque en voyant les 650 courriels entrés en une semaine … pas de panique!

Commencez par lire les courriels les plus récents. La plupart du temps, les courriers anciens et importants font l’objet d’une relance après une période de non réponse. Et vous vous rendrez compte qu’en commençant par les courriels les plus récents vous répondrez à l’essentiel des communications plus anciennes.

Et si jamais vous n’en pouvez plus, sachez qu’il y a quelques années, Rafi Haladjian (ex-responsable de FranceNet notamment) racontait qu’à un de ses retours de vacances, il avait supprimé l’ensemble des courriels reçus pendant son absence. Avec un argument solide : si des messages vraiment importants ou urgents étaient dans le lot, les expéditeurs ne tarderaient pas à se manifester à nouveau. Relativisez donc !

Ceci dit, MarioConseil ne vous recommande pas de faire ça si vous n’êtes pas au sommet de la pyramide hiérarchique … quelqu’un pourrait vous le faire regretter … mais rien n’empêche d’y rêver à l’occasion!

Mario Côté   mario.cote@reseaudof.com   514-948-4165